Dans certains quartiers de Chennai, on découvre des padi kolam d’un genre particulier. Le carré central à l’inverse des autres kolam est légèrement concave et les lignes ondulent parfois d’un angle à l’autre.
Cour intérieure d'une maison Iyengar
Quartier de Triplicane

Loin de n’être qu’une simple variante du genre, ces kolam magnifient le seuil des maisons brahmanes vishnouites Iyengar alors que les padi kolam aux lignes droites signalent la présence de familles Iyer qui sont plutôt shivaïtes.
Ces deux mondes distincts gouvernés par Vishnou pour les premiers et Shiva pour les derniers délimitent les quartiers de Triplicane et de Mylapore à Chennai. Quelquefois les padi-kolam Iyengar sont appelés « vaishnava kolam » (kolam vishnouites) ou tiruppindi.

Extraits de mon livre : «Voyage dans l’imaginaire Indien, Kôlam, dessins éphémères des femmes tamoules » Editions Geuthner.

Sur le pourtour, des rubans gracieux rythment les orients et se déploient de telle sorte que les lignes sont disposées en miroir deux par deux. Opposés dans une stricte symétrie, ils s’entrelacent pour mieux se lover l’un dans l’autre.

Elle dessine avant l'arrivée de la procession 
Dans d’autres kolam, les lignes se libèrent, s’enroulent sur elles-mêmes et délivrent l’oeuvre de son empreinte rigide avec une élégance aérienne. Parfois ce sont des fleurs ou des oiseaux qui viennent se poser sur les lignes devenues tiges ou branches.

Extraits de mon livre : «Voyage dans l’imaginaire Indien, Kôlam, dessins éphémères des femmes tamoules » Editions Geuthner.